La malédiction des ressources
Le Sahara Occidental possède des gisements de phosphate et des ressources halieutiques qui sont parmi les plus riches du monde. S’y ajoutent les possibilité de trouver du pétrole et du gaz dans les eaux territoriales du pays. Les ressources naturelles  de valeur de la région sont depuis toujours le motif principal du Maroc pour l’occupation du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 18.09 - 2007 11:47Imprimez cette page    
L’alliance de l’industrie avec les autorités marocaines visant à faire des affaires dans les territoires occupés, pose des problèmes d’ordre ethique, politique et juridique. Les compagnies ont beau dire qu’elles créent un « développement économique positif au Maroc » – la vérité est toute autre. Premièrement, le Sahara Occidental ne fait pas partie du Maroc. Ces compagnies contribuent donc à soutenir la revendication illegale marocaine du pays voisin.

bou_craa_mine_1987-2000_390.jpgLes compagnies internationales sont des acteurs politiques qui profitent du conflit. Tandis que le Maroc finance son occupation par des ressources naturelles de la région, la plupart des Sahraouis sont forcés à vivre en exil dans les camps de réfugiés dans le désert algérien. Les Sahraouis ne profitent pas des activités industrielles au Sahara Occidental. Ces activités représentent un pillage des ressources qui les rend plus pauvres.

Les compagnies norvégiennes au Sahara Occidental contribuent à créer des emplois dans l’industrie halieutique pour des colons marocains illégaux, par des investissements directs et en exportant des produits du Sahara.

Comme ces engagements sont contraires aux intérêts et à la volonté de la plupart des Sahraouis, ils sont aussi contraires aux lois internationales. Ce sont des engagements illégaux dénoncés par un grand nombre des résolutions de l’ONU et de conventions internationales.

Le réseau WSRW a coordonné des campagnes internationales contre des compagnies comme TGS-Nopec (Norvège), Fugro (Pays-Bas), Thor Offshore (Danemark), Wessex Exploration (GB) et Total (France). Ces compagnies ont desormais quitté le Sahara Occidental.

En juin 2005, pour la première fois, le Fond de Pension de l'Etat Norvégien a vendu ses actions dans une compagnie pour des raisons éthiques. 337 millions de couronnes norvégiennes ont été retirées de la compagnie américaine Kerr-McGee à cause de leurs activités au Sahara Occidental. Ceci a eu lieu après que le Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental ait fait un rapport à ce sujet au Ministères des Finances. Quand le débit total de la compagnie s’est approché 70 millions euros, la compagnie s’est finalement retirée. Maintenant il ne reste qu’une seule compagnie américaine dans les territoires occupés, et une autre, irlandaise, onshore.

Vous pouvez lire l’opinion detaillée du bureau d’éthique du Fond de Pension du gouvernment norvégien ici et et le communiqué de presse émanant du Ministre des Finances norvégien ici.

C’est aussi en 2005 que la compagnie de phosphate norvégienne Yara (l'entreprise d'engrais le plus grand du monde) a déclaré qu’elle n’avait plus l’intention de continuer son importation du Sahara Occidental. La même année toute aide norvégienne à l’industrie dans la région a cessé. Le constructeur naval Selfa Arctic a aussi quitté le Sahara Occidental, et le projet d’une usine d’huile de poisson financée par des Norvégiens a été arrêté au dernier moment.

En plus du poisson, du phosphate et du pétrole/gaz, le Maroc est maintenant en train d‘explorer d’autres minéraux dans le territoire occupé, comme le zirconium, une pierre fine qui ressemble au diamant, et l’uranium.

    

Archives:
27.04 - 2017Domino de régions espagnoles contre le commerce avec le Sahara
27.04 - 2017La cargaison de sel du Sahara Occidental occupé est aux Pays-Bas
26.04 - 2017Les Sahraouis au chômage installent un camp de protestation au Sahara
26.04 - 2017San Leon en pause au Sahara occidental occupé pour cause de sécurité
24.04 - 2017Nouveau rapport : le commerce mondial des phosphates du Sahara occupé
24.04 - 2017Vigeo Eiris affirme que le consentement sahraoui n'est pas nécessaire
24.04 - 2017L'étude pétrolière Kosmos/Cairn dans les eaux occupées est terminée
12.04 - 2017Agrium cherche d'autres sources que le Sahara Occidental
12.04 - 2017Immolation d'un capitaine marocain à Dakhla
07.04 - 2017FMC Corp confirme son abandon des phosphates du Sahara Occidental




EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Polémique à la COP22 - L'énergie verte marocaine utilisée pour piller

tn_poweringplunder_fr_610.jpg

À la COP22, faites attention à ce que vous lirez sur les efforts du Maroc en matière d'énergie renouvelable. Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.
Soutenez Western Sahara Resource Watch

tn_sjovik_demo_610.jpg

Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

tn_court_photo_gdeim_izik_610.jpg

Le 17 février 2013, dans une parodie de justice, un tribunal militaire marocain a condamné 25 citoyens sahraouis à des peines de prison incroyablement lourdes. Aidez à libérer les 25 de Gdeim Izik.

Si'il vous plaît inscrivez pour recevoir la newsletter:





WSRW.org Archives 2017
WSRW.org Archives 2016
WSRW.org Archives 2015
WSRW.org Archives 2014
WSRW.org Archives 2013
WSRW.org Archives 2012
WSRW.org Archives 2011
WSRW.org Archives 2010
WSRW.org Archives 2009
WSRW.org Archives 2008
WSRW.org Archives 2007
WSRW.org Archives 2004-2006






Ces pages web ont été construites avec le soutien financier du syndicat norvégien Industri Energi