Expulsés après interviews sur l'étude pétrolière Glencore-Seabird
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Le 10 décembre, une délégation de la Fondation Rafto pour les droits de l'homme a été expulsée du Sahara Occidental occupé par la police marocaine. Le groupe est entré dans le territoire pour discuter des études sismiques de Glencore-Seabird avec des militants locaux des droits humains.
Mis à jour le: 15.12 - 2014 13:21Imprimez cette page    
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Une délégation de la Fondation Rafto a rencontré l'organisation de l'ancien lauréat du prix Rafto, Sidi Mohamed Daddach, lors d'une visite au Sahara Occidental. La délégation, composée de Kristina Vågen Fiskum et Bjørnar Østerhus Dahle, a été arrêtée par la police marocaine et escortée hors du territoire.

"Nous avons été réveillés par la police marocaine en civil à 8h50, heure européenne. Ils ont refusé de s'identifier", ont-ils expliqué dans un appel téléphonique au Comité norvégien de soutien au Sahara Occidental.

Ils ont expliqué aussi comment la police leur a confisqué leurs passeports et les a reconduits au poste contrôle à la périphérie de la ville.

Lire plus : Une nouvelle étude sismique offshore norvégien Sahara Occidental occupé
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Le navire le Harrier Explorer prend actuellement des images 2D des fonds marins au large de El Aaiun-Tarfaya Sahara Occidental occupé.
"Nous avons protesté, mais avons été accueillis avec des secousses de tête et des réponses négatives. Lorsque nous avons protesté plus, on nous a répondu avec agressivité en français, et ils m'ont finalement poussé physiquement dans le taxi" a expliqué Dahle par téléphone depuis le Sahara Occidental. Quand ils sont arrivés plus tard à Marrakech, ils ont été placés sous surveillance policière.

«Totalement inacceptable», a commenté le directeur exécutif de la Fondation Rafto dans un communiqué. Le groupe est arrivé au Sahara Occidental la nuit précédent son expulsion.

Pendant leur séjour, ils ont rencontré des représentants du CODAPSO, l'organisation du lauréat du Prix Rafto, Sidi Mohamed Daddach. Ils ont discuté des violations dans le territoire, et de l'engagement de compagnie norvégienne SeaBird, qui fait une étude sismique au large des côtes du Sahara Occidental, en coopération avec le gouvernement marocain et la société suisse Glencore. Les activités de Seabird ont été abordées par le journal norvégien Dagbladet ces derniers jours. L'ancien Conseiller Juridique des Nations Unies a qualifié l'exploration de SeaBird de violation du droit international.

Daddach a été récompensé du Prix Rafto pour les droits de l'homme en 2002, après avoir passé 24 années dans les prisons marocaines.

C'est la cinquième délégation norvégienne expulsée cette année du Sahara Occidental. Lire ici à propos des quatre délégations précédentes. Le Président de la Fondation Rafto, Arne Lynngård, a été expulsé du Sahara Occidental en 2005.

    


EN ES FR DE AR


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