La CCNUCC questionne le Maroc sur l'expulsion d’une parlementaire
Un porte-parole de la CCNUCC a déclaré aux médias qu'il avait demandé aux organisateurs de la Cop22 de donner les raisons pour lesquelles ils ont expulsé la vice-présidente du Parlement panafricain.
Mis à jour le: 09.11 - 2016 16:31Imprimez cette page    
"Nous sommes conscients de la situation et demandons des éclaircissements auprès des autorités marocaines", a déclaré un porte-parole de la CCNUCC à l'agence de presse Climate Home.

La vice-présidente du Parlement panafricain, Suelma Beirouk, a été expulsée lundi du Maroc, l'hôte de la COP22. Le Maroc occupe le Sahara Occidental, un territoire dont Mme Beirouk est originaire.

Le Sahara Occidental est un État membre de l'Union Africaine, alors que le Maroc ne l'est pas. Le Maroc occupe depuis 1975 une partie du territoire du Sahara Occidental.

Depuis 2013, le Maroc a construit sur le territoire des éoliennes qui fournissent l'énergie au pillage des minéraux. Le Maroc utilise de prétendus projets énergétiques « durables » pour renforcer l'occupation, comme WSRW le démontre dans le rapport Électrifier le pillage - Ce que le Maroc et Siemens cachent à COP22, à Marrakech, publié le 2 novembre.

Le Maroc n'a pas cherché à obtenir le consentement du peuple du territoire pour mener de tels projets - une situation pour laquelle le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a exprimé ses préoccupations cette semaine. Ni le Maroc, ni ses deux partenaires dans ce secteur, la compagnie allemande Siemens ou italienne Enel n'ont tenté d’entendre l'opinion des Sahraouis. Nareva, la compagnie du roi marocain, ne répond pas aux questions sur les droits de l'homme dixit une étude publiée la semaine dernière par Business and Human Rights.

La semaine dernière, des centaines de Sahraouis ont manifesté contre le Maroc, Siemens et Enel. Ces derniers jours, de nombreux militants du territoire occupé ont dénoncé les projets marocains sur leur terre.

    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Polémique à la COP22 - L'énergie verte marocaine utilisée pour piller

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À la COP22, faites attention à ce que vous lirez sur les efforts du Maroc en matière d'énergie renouvelable. Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.
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Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

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Le 17 février 2013, dans une parodie de justice, un tribunal militaire marocain a condamné 25 citoyens sahraouis à des peines de prison incroyablement lourdes. Aidez à libérer les 25 de Gdeim Izik.

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