Le pillage du Sahara Occidental discuté au comité de décolonisation
Le Sahara Occidental est traité par l’ONU comme une question de décolonisation depuis les années 1960. Le 16 juin 2009, le pillage était à l’ordre du jour du comité.
Le représentant du Front Polisario à New York, Ahmed Boukhari, a appelé dans une présentation au comité spécial sur la décolonisation à faire cesser le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental.
Selon les minutes de la discussion, Mr. Boukhari a mis en avant les points suivants :
"Le Maroc a intensifié son exploitation et commercialisation du territoire, distribuant ses meilleures ressources naturelles, notamment le phosphate et le poisson, au plus offrant. Cela inclus des compagnie étrangères de prospection pétrolière, en violation sérieuse de la loi internationale gouvernant un territoire en voie de décolonisation. Cette violation est particulièrement grave si l’on prend en compte qu’en janvier 2002 Hans Corell, alors adjoint au secrétaire général pour les affaires juridiques et conseiller juridique des nations unies, a stipulé que l’organisation ne considérait pas le Maroc comme souverain ou puissance administrante au Sahara Occidental. "
Un des membres de la commission a prendre la parole, le représentant de la République Unie de Tanzanie, a dit qu’il était à la fois malheureux et inacceptable que le Sahara Occidental reste le seul cas non résolu de décolonisation sur le continent africain. L’assemblée a toujours reconnu le droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, a adopté maintes résolutions et décisions sur la question qui sont restées vaines. Le conseil de sécurité a aussi de façon constante appelé à l’autodétermination du peuple Sahraoui.
La République Unie de Tanzanie a aussi attiré l’attention sur l’importance des constatations du rapport de l’ONU concernant l’exploitation illégale des ressources du Sahara Occidental, qui mérite l’attention du Comité spécial.
Voir les minutes de la discussion du 16 juin 2009 ici. (En anglais)
Télécharger le discours du représentant du Polisario, M. Ahmed Boukhari, ici. (En espagnol)
Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.