Problèmes verts pour la société française d'énergie Greensolver ?
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La société française d’énergie Greensolver a accepté de coopérer à des projets solaires et éoliens du Maroc. WSRW leur a demandé de préciser si leur travail serait limité au Maroc, ou s’il serait aussi de l’autre côté de la frontière, au Sahara Occidental occupé.
Mis à jour le: 05.03 - 2014 20:15Imprimez cette page    
Fin février, la société française de développement d’énergie alternative Greensolver a signé un accord de partenariat avec Finatech Group, une société marocaine d’énergie.

Le Maroc fait monter en puissance son industrie d’énergies renouvelables en se fixant l'objectif de produire 42 % de ses besoins en électricité à partir de sources d'énergie renouvelables d'ici à 2020.

Selon les médias, Greensolver et Finatech Group sont désireux d'aider le Maroc à atteindre cet objectif, en fournissant des investisseurs, fabricants et autres entreprises pour aider à consolider le développement, la construction et l'entretien de multitude opérations d'énergie alternatives dans le pays.

Mais comme Western Sahara Resource Watch l’a documenté dans son rapport "La sale marche verte", publié en août de l'année dernière, certains des projets solaires et éoliens que le gouvernement marocain a prévu afin de devenir moins dépendant des importations de combustibles coûteux, sont en fait situé au Sahara Occidental – et non au Maroc. Le Maroc a envahi le Sahara Occidental en 1975, puis en est arrivé à occuper 80 % du territoire. Les Nations Unies considèrent le Sahara Occidental comme la dernière colonie d'Afrique.

WSRW attend de Greensolver une déclaration qui précise clairement l'étendue géographique de sa coopération aux projets énergétiques du Maroc.

La Banque mondiale et plusieurs investisseurs européens - y compris la Banque européenne d'investissement, les banques allemandes et la Commission européenne - ont indiqué qu'ils ne soutiendraient pas les projets situés au Sahara Occidental.

Le peuple du Sahara Occidental, le peuple sahraoui, a le droit internationalement reconnu à son autodétermination, ce qui s'étend à l'utilisation des ressources de son pays. En 2002, un avis juridique commandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies a déclaré que la volonté du peuple sahraoui et son bénéfice sont des exigences juridiques qui doivent être prises en compte dans le cadre des activités économiques dans le pays. Le Maroc n'est pas en mesure de parler au nom du peuple sahraoui qu'il tient sous le joug brutal de son occupation, ni au nom des Sahraouis vivant dans les camps de réfugiés en Algérie, conséquence de l'invasion par le Maroc.



    

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