Glencore a quitté le Sahara Occidental occupé
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Les parts que Glencore détenait dans l'exploration pétrolière au Sahara Occidental occupé ont été vendues.
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La multinationale suisse Glencore, l'une des plus grandes entreprises au monde, a quitté le Sahara Occidental. C'était la plus grande compagnie étrangère présente sur le territoire et l'une des très rares à mener des explorations pétrolières.

La compagnie était depuis 2013 l'opérateur du bloc d'exploration pétrolière Boujdour Offshore Shallow, situé dans les eaux entre le Sahara Occidental et les îles Canaries.

Le renoncement à cette licence a été confirmé par le bulletin officiel du gouvernement marocain, en date du 4 janvier 2018. La nouvelle a également été couverte par Africa Intelligence le 22 janvier 2018.

Les actifs détenus par Glencore ont été transférés à Teredo, qui était l'autre propriétaire de la licence. Il semble ainsi que Teredo a également repris l'exploitation de la licence Boujdour Offshore Shallow. La transaction d'actions avec Teredo a été conclue le 22 novembre 2017, selon le document officiel marocain. Le 10 novembre, Glencore avait déclaré aux médias marocains que les négociations pour son désinvestissement étaient toujours en cours. Plusieurs investisseurs internationaux sont entrés en contact avec la compagnie pour qu'elle renonce à son implication dans les eaux occupées.

Glencore en liste noire de KLP pour sa recherche de pétrole au Sahara
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L'investisseur norvégien KLP a annoncé le 8 décembre qu'il dégageait la multinationale suisse Glencore pour violation des règles éthiques fondamentales au Sahara Occidental occupé.
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La compagnie avait précisé aux médias suisses en mai 2017 qu'elle avait l'intention de partir. Elle détenait deux licences, l'une appelée Foum Ognit, dans laquelle elle avait une participation minoritaire. Et l'autre, Boujdour Offshore Shallow, pour laquelle elle était également opérateur. Laisser Foum Ognit avait semblé plutôt sans problème pour la compagnie, mais les négociations avec la compagnie nationale marocaine, l'ONHYM, pour le départ de Boujdour Offshore Shallow sont apparues plus complexes, d'après ce que Western Sahara Resource Watch comprend. WSRW attend depuis mai 2017 la confirmation finale du départ de l'entreprise.

Trois sociétés cotées en bourse collaborent actuellement avec le gouvernement marocain dans la recherche pétrolière : Kosmos Energy (États-Unis), Cairn Energy (Royaume-Uni) avec une licence offshore, et San Leon Energy (Royaume-Uni) qui exploite onshore. On sait peu de choses sur Teredo, la petite entreprise qui a pris le contrôle de la part laissée par Glencore.

L'avocat général de la Cour de justice de l'UE a déclaré le 10 janvier 2018 que le droit international humanitaire s'applique au Sahara Occidental occupé et que l'accord de pêche de l'UE avec le Maroc couvrant le Sahara Occidental est donc invalide. La Cour souligne également que la légalité d'un accord au Sahara Occidental dépend du consentement des représentants du peuple du territoire.

Un avis juridique de l'ONU de 2002 déclare qu'aucune exploration pétrolière ne peut avoir lieu sans le consentement du peuple du Sahara Occidental. Les compagnies pétrolières actuellement impliquées - Kosmos, Cairn et San Leon - présentent toutes incorrectement la conclusion de l'avis juridique de l'ONU.

Le bulletin officiel marocain peut également être téléchargée ici.

    

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Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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