Des imports de sel du Sahara Occidental rejetés dus aux droits humains
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Une société d'ingénierie appartenant à l'État norvégien a choisi il y a quelques mois d'annuler un accord sur du sel du Sahara Occidental occupé par le Maroc parce qu'elle considérait que ce serait en violation des droits humains.
Mis à jour le: 19.12 - 2014 00:59Imprimez cette page    
Article publié par l'organisation danoise Africa Contact le 18 décembre 2014.
Par Peter Kenworthy.

Après avoir consulté à la fois les autorités norvégiennes et le Comité norvégien de soutien au Sahara Occidental, la compagnie d'ingénierie Mesta a choisi de ne pas conclure un accord avec le producteur de sel l'américain Crystal Mountain.

Droits de l'homme sur le commerce
"Sur la base des renseignements que nous avons reçu, nous avons choisi de ne pas poursuivre d'affaire avec Crystal Mountain, en raison des violations des droits de l'homme dans le territoire", a déclaré Paul Robert Rotevatn, directeur de l'approvisionnement de Mesta, à Africa Contact, qui a suivi et informé depuis deux ans le commerce entre une société danoise et Crystal Mountain.

Une lettre à l'éditeur du journal local Avisa Nordland avait laissé entendre début décembre que Mesta faisait du commerce avec les occupants marocains au Sahara Occidental. Mais Mesta n'a jamais acheté le sel du Sahara Occidental, et ne le fera jamais, a dit Paul Robert Rotevatn. «Notre priorité est d'avoir des fournisseurs sérieux qui fondent leur travail sur l'éthique et les droits humains».

90,000 km de route relient les villes de Norvège, dont la plupart ont besoin de salage durant la période d'hiver, et par conséquent la Norvège importe pour des millions d'euros de sel de voirie chaque année (plus de 20 millions d'euros de la seule Tunisie). L'accord abandonné entre Crystal Mountain et Mesta se comptait potentiellement en millions.

Le Danemark à la traîne
Une autre société scandinave, l'importateur de sel Dansk Vejsalt, a choisi une approche totalement différente de Mesta et continue à importer du sel de Crystal Mountain au Sahara Occidental, alors que les dirigeants ont été informé à plusieurs reprises par Africa Contact que par leurs achats ils violent le droit international, et vont à l'encontre des recommandations du gouvernement danois.

Et bien que quatre municipalités danoises ont choisi de ne pas acheter du sel du Sahara Occidental via Dansk Vejsalt, sur la pression d'Africa Contact, plusieurs autres continuent de le faire en violation du droit international et des recommandations des Nations Unies.

Pillage dernière colonie de l'Afrique
Selon le droit international, la vente de marchandises en provenance de territoire non-autonome tel que la dernière colonie d'Afrique, le Sahara Occidental, doit être approuvé par et bénéficier à la population indigène.

Mais la population originaire du Sahara Occidental, les Sahraouis, et leur représentant reconnue par l'ONU, le Front Polisario, n'ont jamais accepté, accordé ou bénéficié du commerce marocain de leurs ressources naturelles.

Au contraire, à la fois le Polisario et des dizaines de citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental ont protesté vigoureusement et sans relâche contre ce qu'ils appellent le pillage de leurs ressources.

    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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